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"Monte Cerboli" - ainsi il le décrivait
le Grand Duc Pietro Leopoldo de Lorena - "est un petit
château de 3 avec 400 âmes, après lequel
à mille on trouve dans une petite vallée verdoyante
pour le tour d'un mille de très grandes ouvertures
et diverses fumeroles [... ]. Dans beaucoup d'entre
eux l'eau ne bout plus, d'autres sont secs et fument
seulement ; beaucoup d'autres sont des petits lacs d'eau
qui bout avec grande impétuosité, dans d'autres
l'eau est expulsée en dehors avec bruit ; dans
beaucoup on entend seulement sous la terre le vent avec grand
criaille et on voit qu'ils font des mutations continues, dans
un lieu ils s'éteignent, ailleurs ils s'en ouvrent
de nouveaux ".
C'est la description de la Vallée
du Diable pour les suggestifs lagons bouillants et
geyser, probablement visitée même par Dante qui
eut l'inspiration pour les vers de l'Enfer. Aujourd'hui ce
lieu s'appelle Larderello, et
les manifestations naturelles sont seulement dans l'aire entre
Sasso et Monterotondo, dans laquelle on trouve encore quelques
lagons, des sources d'eau chaude et des
fumeroles. Le nom Larderello dérive de Francesco
De Larderel, un français émigré au début
des années 1800 en Italie
et qui fut le premier a utilisé la vapeur géothermique
à haute température et la pression pour obtenir
l'acide borique dont était riche l'eau bouillante des
lagons de la vallée.
Au début des années 1900
furent entamées les premières expériences
de production d'électricité grâce à
la chaleur terrestre et en 1913,
lorsque avec un moteur à pistons actionné par
la vapeur obtenue dans un échangeur de chaleur alimentée
par un puits de vapeur de Larderello, et reliée à
une dynamo de 10 kw, furent allumées cinq ampoules
de peu de watts chacune, qui permirent de vérifier
la possibilité de produire de l'énergie au moyen
de fluides géothermiques ; ce fut ainsi qu'entra en
fonction la première centrale électrique géothermique
au monde. Grâce aux recherches conduite à Larderello,
l'Italie est devenue ainsi leader mondial du secteur géothermique
jusqu'aux années 50 et pour montrer l'importance de
cette source énergétique propre, dans cette
citadine toscane a été créé le
Musée de la Géothermie, dédié
à l'histoire de l'exploitation de la chaleur terrestre
des origines jusqu'à nos jours.
Arrivé à Larderello, le visiteur se trouve
devant soit un Village ouvrier qui s'est développé
sur les collines qui descendent vers est jusqu'à la
plaine face à Montecerboli. Il est entouré de
vert et un dense réseau de parcours pour piétons.
Il est relié à la zone des usines à travers
une route.
Le musée de la Géothermie
appartient à l'Enel Green Power et a été
fondé par la Larderello Spa à la fin des années
50. Il retrace l'histoire de l'énergie géothermique
à travers un parcours chronologique, partant de l'exploitation
thermale d'époque romaine pour arriver à celui
chimique du siècle dernier jusqu'à celui de
la production d'énergie électrique initiée
en 1904. À travers les photographies, les instruments
et outillages, l'exposition documente l'histoire de l'exploitation
industrielle du phénomène géothermique.Bien
illustrée au moyen de modèles réduits
et d'équipements originaux, la perforation et les divers
systèmes d'utilisation du fluide géothermique
pour la production électrique, d'énergie thermique
et mécanique.
Le Musée conserve des pièces historiques liées
à l'exploitation des sources, des objets industriels,
des céramiques de pharmacie, des cartes géologiques,
des cartes historiques, des outils de perforation, des maquettes
qui illustrent le développement de l'aire de Larderello,
les méthodes d'extraction de l'acide borique, les activités
de perforation et de production d'énergie électrique.
Dans la salle cinéma on peut assister à l'histoire
de la perforation et aux phénomènes géophysiques
qui tranforment un territoire en une aire géothermique.
A la demande, comme prévu dans le Règlement,
on peut assister à l'ouverture des bouches artificielles
du puit n.120, qui pêche la vapeur géothermique
environ à 750 mètres sous terre : la température
de la vapeur est d'environ 220 °C, la vitesse de
sortie environ de 400 m/sec, et la vapeur sort très
puissamment en émettant un sifflement qui augmente
jusqu'à devenir un bruit assourdissant (130 dB).
Nous concluons la visite dans cette terre dantesque, en admirant
le réticulum suspendis des conduits, des tubes argentés,
la veine et l'âme vitale qui traverse le paysage,
insérés dans l'épaisse broussaille et
resplendissants au soleil. Ils entourent des champs cultivés,
côtoient des cyprès, des pins et sont désormais
devenus la caractéristique de ce paysage toscan.
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